Ali Farka Touré & Toumani Diabaté – In the Heart of the Moon

Ali Farka Touré & Toumani Diabaté – In the Heart of the Moon

In the Heart of the Moon est un disque de 2005 des musiciens maliens Ali Farka Touré à la guitare et au chant et de Toumani Diabaté à la kora. L’album a été enregistré dans la salle de conférence « Toit de Bamako » au dernier étage de l’hôtel Mandé surplombant le fleuve Niger à Bamako, au Mali. Il s’agit de la première d’une série en trois volets publiée par World Circuit Records intitulée « The Hotel Mandé Sessions », suivie de Savane et du Boulevard de l’Indépendance. Le titre de l’album est dérivé du titre descriptif plus long de Touré pour la session d’enregistrement; « Une réunion très importante dans le royaume au cœur de la lune. »

L’album comprend douze titres, basés principalement sur les traditions Songhaï du nord du Mali et les traditions Bambara du sud du Mali et de la Guinée voisine, rappelant la période qui a immédiatement précédé l’indépendance. L’album a été enregistré sans répétition. Les deux musiciens ont affirmé que la musique coulait naturellement et sans effort, Touré connaissant depuis longtemps la famille et les traditions musicales de Diabaté. En dépit de leur admiration mutuelle, les musiciens n’avaient auparavant joué qu’un total de trois heures ensemble en quinze ans.

En 2009, il a reçu une certification or de l’Independent Music Companies Association, qui indiquait des ventes d’au moins 100 000 exemplaires dans toute l’Europe.

Source: Wikipedia –https://en.wikipedia.org/wiki/In_the_Heart_of_the_Moon

Le Mali est un pays de musiques

Le Mali est un pays de musiques

Musique

Le Mali est un pays de musiques. Chaque ethnie a la sienne, et la musique est traditionnellement là pour accompagner les grands événements de la vie (baptêmes, mariages, etc.). Rien d’étonnant donc que ce pays soit devenu un véritable vivier de talents, dont plusieurs ont conquis la scène internationale.

Pour débuter ce petit tour d’horizon, honneur aux griots, ces troubadours qui, selon la tradition, chantent les louanges d’un lignage et de ses descendants. On en rencontre dans toutes les ethnies.

Parmi les plus connus, Ami Koïta, griotte pur jus et surnommée la « griotte raffinée ». Ou encore, Habib Koité qui s’est révélé au milieu des années 1990 avec son titre Cigarette A Bana, véritable tube dans toute l’Afrique de l’Ouest. Quelques années plus tard, son 1er album, Muso Ko, le consacre sur la scène internationale.

Autre grand nom de la musique malienne Toumani Diabaté. Issu d’une grande famille de griots, fils de Sidiki Diabaté, il est devenu l’ambassadeur et le virtuose incontesté de la kora, cet instrument emblématique du Mali. Son CD, The Mandé Variations, paru en 2008, a été salué par la critique.

Autre nom à inscrire au panthéon de la chanson malienne, Oumou Sangaré, « l’ambassadrice du Wassoulou ». Cette chanteuse a su imposer son style à travers des textes engagés (en matière de droits des femmes notamment) et une musique traditionnelle quelque peu renouvelée.

Souvent qualifié de l’une des plus belles voix de l’Afrique et de la « voix d’or » du Mali, Salif Keïta(à ne pas confondre avec son homonyme, le joueur de foot !) est l’un des artistes maliens les plus connus internationalement. Et pourtant, n’étant pas issu de la caste des griots, les règles ancestrales du pays lui interdisaient de chanter ! On aime bien aussi Mamani Keïta.

Dans le domaine du blues, le Mali n’est pas en reste. Parmi les incontournables, Boubacar Traoré, dit « Kar-Kar » ou encore « blouson noir ». Chanteur à succès sous le régime de Modibo Keïta, dans les années 1960, et oublié de tous alors qu’il s’était exilé à Montreuil, l’artiste a été redécouvert dans les années 1990. Depuis, sa carrière a sérieusement repris du galon.

On pense aussi au grand Ali Farka Touré, l’« artiste-cultivateur », comme il aimait à se définir, décédé en mars 2006. Il est considéré comme l’un des fondateurs de la musique contemporaine du Mali. Il avait commencé comme guitariste et, en 1960, avait suivi l’écrivain Amadou Hampâté Bâ, avec un magnéto, pour recueillir des sources musicales dans les provinces maliennes. Son album phare restera certainement Talking Timbuktu, qui lui a valu un Grammy Award en 1994.

Dans la nouvelle génération, citons Rokia Traoré, auteur-compositeur-interprète de talent, qui met à l’honneur la langue bambara sur fond d’instruments traditionnels. Son dernier album (2008), Tchamantché, marque un tournant en direction du folk et du blues.

N’oublions pas Amadou et Mariam qui ont fait un carton en France en 2004, avec leur titre Mon amour, ma chérie.

Il ne faudrait pas non plus oublier la musique touarègue popularisée par Tinariwen, le plus connu des groupes de culture tamashek, mais aussi par les groupes Tamikrest et Terakaft.

Les griots

Les griots, ces musiciens ambulants, professionnels presque de naissance – ils font partie d’une caste -, qui vont de village en cour royale chanter les louanges d’un lignage et de ses descendants, sont une caractéristique de bon nombre de sociétés traditionnelles d’Afrique de l’Ouest.

Leur existence est attestée par les récits des premiers voyageurs, aux XIIIe et XIVe siècle.

Les griots jouent un rôle social particulier, puisque aucun interdit ne pèse sur eux. Ils sont en effet les seuls à pouvoir dire aux puissants ce que pense d’eux le peuple.

Les griots chantent plus souvent les louanges de leur employeur, rappelant les hauts faits de leurs ancêtres à travers des récits épiques, transmis oralement de génération en génération, et jouant le rôle de conseiller. Ils s’accompagnent de leur instrument de musique.

Aujourd’hui, ce rôle a évolué, mais les griots continuent à trouver leur place dans la vie moderne. Certains atteignent la célébrité, d’autres font le tour du quartier, surtout à l’occasion d’une fête. Beaucoup de chanteurs et musiciens faisant une carrière commerciale rappellent qu’ils sont issus d’une lignée de griots, même si leur activité s’est éloignée de la tradition.

Source: Routard.com – https://www.routard.com/guide/mali/1218/culture_et_arts.htm

Musique et sagesse mandingues

Musique et sagesse mandingues

Mali: Cocorico! Balade d’un griot, un livre-disque merveilleux de musique et de sagesse Mandingue

COCORICO ! BALADE D’UN GRIOT, Mory Kanté & Zina Tamiatto, Emmanuelle Remires, Little Village/Harmonia Mundi

Certains pays sont comme Obélix : ils sont tombés dans la potion magique du bonheur quand ils étaient petits, et ils en sont marqués à vie ! Le Mali en fait partie. D’autres pays aussi, bénis des dieux, dont les musiques nous rendent immédiatement heureux : le Brésil, Cuba, le Liban – mon pays natal, chic ! – et vous avez sans doute votre propre liste, car je n’ai pas parcouru tout le globe…

Ces pays ne baignent pas dans un bonheur tranquille pourtant – et dans les quatre pays sus-cités les gens vivent bien des galères, économiques ou politiques, et ça ne date pas d’aujourd’hui. Oui mais : l’optimisme et la joie de vivre restent des règles de vie inébranlables ! Du coup leurs musiques sont joyeuses, ou belles, ou simplement apaisantes, en tout cas elles vous font du bien.

Les musiques mandigues sont de celles-ci. Nous les adorons, tout comme le Mali – et ceci explique cela et vice-versa ! – et les musiques du Mali diffusent à la fois de la sérénité et de l’énergie, ce qui est rare : une « force tranquille », en somme qui est la vraie force, car inébranlable…

Voilà donc un disque qui vous plonge immédiatement dans l’ambiance chaleureuse et joyeuse et du Mali, concocté à la musique par le grand Mory Kanté, et aux textes par deux personnes que nous ne connaissions pas, mais que nous saluons ici d’un grand coup de chapeau : Zina Tamiatto & Marie-Emmanuelle Remires, auteurs-compositeurs-interprètes qui travaillent en duo, spécialisées dans le lien entre musique & jeunesse.

Car le disque se présente comme un conte pour enfants, où un conteur – c’est Reda Kateb qui lit les textes – raconte l’histoire d’un coq et d’un bébé griot qui naît  – le tout entrecoupé de chansons de Mory Kanté, de choeurs féminins, et de pièces instrumentales au balafon et aux percussions : djembé, doum-doum, etc.

L’histoire nous dit donc que le bébé qui naît dans cette famille de griots « sera griot, maître de la parole, grand musicien. Il apprendra à jouer le balafon et la kora. Il sera là pour faire le lien entre ce qu’on peut voir et entendre et entre ce qu’on ne peut ni voir ni entendre, mais qui existe. Il sera le gardien de la mémoire, pour que rien ne soit oublié et que l’homme marche vers son destin et crée de nouvelles mémoires ».

Un très beau texte, une musique exceptionnelle comme toute la production du grand Mory Kanté, et un livret joliment illustré par Lauriane Bellon, voilà la collection « Little Village » de Harmonia Mundi, qui vient tout juste de naître, promise à un tout aussi bel avenir que notre bébé-griot ! Et d’ailleurs on aurait bien fait un livre-disque plutôt qu’un simple cd avec de tels talents…

A l’heure où l’on parle d’introduire plus de musique dans les écoles de France, comme lien pour le vivre-ensemble, voilà un bien bel outil pour valoriser les cultures africaines dès la maternelle et la primaire… et jusqu’au bac ! « Le Petit Prince » de Saint-Exupéry, tout comme les albums d’Astérix & Obélix ou Tintin, sont conçus pour les enfants… de 7 à 77 ans !

www.littlevillage.fr

www.facebook.com/LittleVillageLabel

Source: http://le-monde-en-musiques.blog.lemonde.fr/category/mali/